C’est l’histoire d’une plaisanterie sans fin rythmée par les consultations royales sur fond de déni démocratique.

Sans gouvernement depuis le dernier scrutin, la Belgique continue à faire semble de chercher un cap alors qu’en réalité, elle mène en bateau sa population en agitant toutes les peurs, celle d’une second vague épidémique et celle, en cas de nouvelles élections, d’un tsunami des extrêmes.

En entretenant à dessein cette double angoisse existentielle, elle reporte à l’infini la solution à ses problèmes, prisonnière de son obstination à préserver sur le plan politique un cordon sanitaire qui lui explosera tôt ou tard au visage comme un élastique trop tendu.

Le temps serait peut-être venu pour Philippe et sa cohorte de missionnaires de mettre fin à l’ostracisme visant les partis de la gauche de la gauche et de la droite de la droite. Si l’on continue à considérer le PTB et le VB comme des parias de la société, alors, interdisons leur de concourir aux élections.

Dans le cas contraire, il est temps, comme l’ont fait la Suisse, l’Autriche ou d’autres pays européens d’associer tous les partis, sans exception, aux discussions visant à dénouer la crise.

Continuer à nier les votes de centaines de milliers de Belges, continuer à diaboliser leurs représentants, continuer à leur refuser l’accès aux négociations et le cas échéant aux responsabilités est le meilleur moyen de… continuer à favoriser leur incessante progression.

Après la « coquelicot », après « l’arc-en-ciel », après la « Vivaldi », après « l’Arizona », après la « classique », après la « minoritaire », que va-t-on encore, après 450 jours de vaudeville, nous inventer maintenant ?

L’Objecteur Médiatique