A ce stade, quel que soit le résultat final, Donald Trump est sorti victorieux du combat médiatique de cette campagne historique. Malgré l’acharnement de toute la machinerie journalistique, du biais de l’écrasante majorité des instituts de sondage et de l’adversité des réseaux sociaux, Donald Trump est parvenu à mobiliser plus d’électeurs qu’en 2016. Il a aussi gagné du terrain dans des communautés que les Démocrates pensaient avoir totalement aliénées. Il n’en n’est rien.

Wishful thinking et pensée magique.

C’est une formidable leçon de popularité que Donald Trump vient d’infliger aux Démocrates. Ces derniers ont tout mis en oeuvre pour discréditer Donald Trump. Ils ont lâché la meute des analystes à la petite semaine qui depuis des mois se succèdent devant les caméras pour inoculer quotidiennement leur venin par écran interposé. Ils ont gavé le peuple de sondages totalement faussés pour démotiver le camp d’en face. Ils ont été jusqu’à nourrir le feu racialiste en adoubant le mouvement #BLM. Malgré toute cette énergie déployée pour abattre Trump, celui-ci a contré la vague bleue que tout le monde prédisait.

Ce matin, les mines sont défaites dans les rédactions. Ce n’est pas tant le fait du décalage horaire que celui de l’horreur de devoir commenter l’incroyable résilience d’un Donald Trump qui, contre vents et marées, contre mensonges et insultes, résiste. De son côté, Mickael Kulbickas, représentant des Républicains en Belgique reste confiant. Prudent, mais confiant et surtout très détaché par rapport aux informations propagées par une nuée de communicants dont les capacités cognitives sont perverties par leur aversion envers Trump. Tels des enfants calés au stade de la pensée magique, ils prennent leurs rêves pour la réalité. Ou plutôt, ils façonnent le réel à l’aune de leurs envies.

Voilà des mois que tout est mis en oeuvre pour abattre Trump. Les réseaux sociaux pratiquent désormais la censure sélective sans retenue. Dans le camp de la presse on ne passe pas un jour sans tresser des lauriers au candidat Biden. On n’insiste pas sur le côté très « Bouteflika » de la candidature de cette coquille vide de Jo Robinette Biden! En réalité, le camp d’en face n’a qu’un seul et unique objectif: pousser le peuple à émettre un vote anti-Trump. En boutade, on dit que les Démocrates ont un rapport pathologique avec Trump explique Mickael Kulbickas. Cette campagne nous prouve qu’il y a un véritable « Trump Derangement Syndrom ». 

Il se trouve aussi que le parti démocrate est en grande méforme comme le montre son terrible glissement à gauche. « Ses instances se sont laissées dépasser par une base totalement fragmentée en minorités agissantes et fanatisée par la propagande véhiculée dans les campus universitaires. Les Démocrates ont ouvert la boîte de Pandore. C’est pourquoi au terme des primaires,  lors de la Démocratic National Convention (DNC) après avoir battu des profils extrêmement radicaux, finalement, Biden s’est imposé parce qu’il était le moins effrayant de tous. C’est le candidat par défaut. En effet, l’homme n’a aucune conviction. Il est le prototype du parasite qui hante Washington pour y bâtir une carrière dans les institutions en ayant garde de ne jamais poser un seul acte suivi d’effet. »

 « Biden is the last chance to keep the swamp alive » * (Mickael Kulbickas)

Biden est la dernière cartouche de l’establishment outre-atlantique. Ce dernier livre une lutte à mort pour conserver sa rente. De l’autre côté, le peuple, la classe moyenne américaine, entend sauver sa peau qu’elle sait menacée par les bureaucrates de Washington, par le « swamp ». Elle remet son sort entre les mains de Donald Trump, le président qui avait fait la promesse de « curer le macérage » ( to drain the swamp) et qui la réitère aujourd’hui. 

Mais la dernière cartouche du système, Biden, n’est pas à la hauteur du poste convoité selon Mickael Kulbickas. Elle donne à voir l’irresponsabilité de ce parti qui ferait désormais n’importe quoi pour renouer avec le pouvoir, quitte à remettre l’une des fonctions les plus importantes sur cette planète entre les mains d’un individu manifestement incapable de tenir le rôle. 

Quand on prêt à ça, est-on prêt à « bourrer les urnes »? C’est que les prochains jours nous apprendront… 

En attendant, saluons la formidable performance de Donald Trump qui est parvenu, une fois de plus, à déjouer les sondages et à progresser contre le prétendu mur bleu qui allait se dresser sur sa route et qu’il n’a pas laissé s’ériger.  

Tatiana Hachimi

*Biden est la dernière chance pour le marécage (ndlr: Washington) de rester en place