On reproche à Donald Trump de critiquer le système électoral dont il est le garant, comme si ce système ne pouvait être intrinsèquement critiquable. Tenu à une sorte de double contrainte, Donald Trump ne dispose d’aucun bon choix. Si fraude il y a , il ne peut que de la subir en se taisant ou la dénoncer en passant pour un séditieux. Dans un cas comme dans l’autre, il est amené à la faute. Le piège est parfait. Et pour ajouter à ce climat inquisitorial, la presse américaine s’est arrogé le droit de censurer le président en exercice en interrompant la retransmission de son allocution!

USA, terre de miracle électoral

D’emblée, il est essentiel de rappeler que la France a écarté dès 1975 la possibilité de voter par correspondance tant la pratique offrait des possibilités de fraude. C’est pourquoi il a été remplacé par le vote par procuration. Or aux Etats-Unis où il n’existe pas de carte d’identité, cette dernière procédure est impossible à mettre en oeuvre. Voilà comment le vote par correspondance, une pratique inadaptée et d’un autre âge subsiste aux USA. Si son recours a déjà suscité de nombreuses questions, voire des remises en question, personne n’a jamais eu le courage de s’attaquer à une réforme de la loi électorale, probablement parce que les cas de fraude étaient suffisamment marginaux pour ne pas mettre en doute la légitimité globale du processus.

Si en 2000 le match Gore-Bush a connu un épisode de recomptage des voix limité à l’époque à un seul Etat, aujourd’hui la situation est bien différente et beaucoup plus grave. En effet, le contexte de la pandémie a été mis à profit par les Démocrates pour favoriser le vote par correspondance. Vote faut-il le rappeler hautement problématique en termes de traçabilité.

Qui a réellement reçu les bulletins? Entre la boîte à lettres et le bureau de vote, entre quelles mains ces bulletins sont-ils passés? Quid des bonnes âmes prêtes à aider les personnes âgées à porter le précieux courrier à leur place, parfois après avoir ouvert discrètement l’enveloppe pour y glisser un autre bulletin? Ce ne sont que des hypothèses, mais nous savons tous que chaque élection donne lieu à de la tricherie. Il ne faut pas être une dictature pour passer par de telles méthodes avilissantes. Le bug électoral majeur qui a entaché les élections de 2015 en Belgique et qui a vu la ministre de l’intérieur de l’époque, Joëlle Milquet, faire réécrire le programme informatique et détruire des milliers de voix pour résoudre des incohérences majeures dans les résultats nous livre un véritable cas d’école!

Le contexte de pandémie a offert la brèche idéale aux Démocrates pour légitimer et promouvoir le recours massif au vote par correspondance malgré toutes les failles qu’il présente. Ils auraient été ainsi près 100 millions à voter de la sorte sur les 250 millions d’électeurs amenés à s’exprimer. Voilà un chiffre qui donne le tournis. Sans compter l’étrange remontada de Biden dans les derniers mètres.

L’institution plus forte que l’élection?

Face à tant de coïncidences qui défient les statistiques, les doutes des Républicains sont parfaitement justifiés. A vrai dire, il est même illogique que les Démocrates ne soient pas saisis par le doute tant on pourrait croire que le surnaturel est à l’oeuvre dans le dépouillage des bulletins de ces élections qui resteront dans l’histoire. 

En bons gardiens du swamp, ce marigot installé à Washington où pullulent élus et lobbyistes pour le plus grand bonheur du capitalisme de connivence, les médias ont franchi un cap inouï en usant de la censure pour se venger de Trump. Alors que le président en exercice était en pleine allocution télévisée au sujet des fraudes, les journalistes de nombreuses chaînes de télévision ont décidé de couper purement et simplement la retransmission. Certains ont même poursuivi ce travail sape en livrant leur insultes en direct. Cette attitude dictatoriale de la presse qui n’a même pas cours en Biélorussie et que l’on n’imaginerait qu’en Corée du Nord – et encore…- en dit long sur la crise profonde qui secoue les Etats-Unis. Ceux-ci sont aujourd’hui face un choix crucial: suivre le peuple ou obéir à l’establishment. 

L’Amérique nous avait déjà habitué à de la triche hors-norme avec les victoires hormonalement aidées de Lance Armstrong. Et que dire de Collin Powel chimiquement inspiré dans son exhibition d’un échantillon de faux anthrax pour pousser à la guerre contre Saddam Hussein?  Cette Amérique-là nous referait-elle le coup avec un Biden postalement assisté? La question mérite d’être à tout le moins investiguée. Laisser gagner un tricheur devrait être la pire des craintes d’un démocrate. Malgré cela, au lendemain de cette élection l’establishment US semble plus demandeur de stabilité et de prébendes que de vérité. 

Si Biden passe, il sera de toute façon mal élu. Encore plus mal élu que ne le fut Hollande en son temps… Quant aux Etats-Unis, après la Sécession, ils pourraient connaître la Sédition. En effet, on sent bien que Biden, pas plus que Harris ne sont armés pour reprendre le contrôle des hordes d’antifas ou de BLM. 

Tatiana Hachimi