En voiture, Simone ! un billet de L’Objecteur Médiatique

C’est l’histoire revisitée des grands travaux inutiles de Jean-Claude Defossé. Gar-gantuesque fut de fait le reportage consacré mercredi soir à la gare de Mons par une équipe de la RTBF qui a pour la circonstance rendu son honneur perdu à la télévision d’Etat et à la corporation journalistique dont le rôle premier et essentiel est d’informer, d’enquêter et d’expliquer.

Nous ne reviendrons pas sur l’énormité de cette gabegie qui aura horrifié le plus compréhensif des contribuables pas plus que sur les dessous de cette affaire qui, dans une démocratie normale, suffirait à dynamiter par son ampleur tout un parti, fût-il le plus important du paysage politique francophone. Tout en nous plaisant, une fois n’est pas coutume, à souligner la qualité du travail effectué par l’équipe d’Investigation, il n’aura pas échappé à grand-monde que cette enquête aussi approfondie qu’explosive, réalisée dans le cadre d’une officine corps et âme dévouée au PS, sent à plus d’un titre le soufre. La trahison. Et la mise à mort.

En bref, elle aurait été commanditée par les meilleurs ennemis de Di Rupo, internes à la famille socialiste, que nul n’en serait surpris. Trop d’indices laissent à penser qu’Elio, exécuté en plein vol sur ses terres montoises, a définitivement fait son temps et que le scandale dévoilé de sa pharaonique gare ferroviaire servira bientôt de prétexte pour le jeter en bas du train.

En voiture, Simone, c’est moi qui conduis, c’est toi qui klaxonnes !

L’Objecteur Médiatique