NATCON: le droit a (un peu) repris ses droits

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Le Conseil d'Etat a annulé l'interdiction du bourgmestre Kir
Le Conseil d'Etat a annulé l'interdiction du bourgmestre Kir. Image Pixabay.

Alors que les projecteurs de la presse internationale commençaient à tous se braquer sur Saint-Josse-ten-Noode dont le liberticide bourgmestre avait dépêché sa police pour empêcher la tenue de la Natcon au Claridge, le premier ministre Alexander De Croo s’est exprimé hier très clairement sur le réseau X pour rappeler les fondements constitutionnels de nos libertés.

Plus tard, c’est le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative du pays qui, saisie en urgence dans la nuit, a annulé la mesure prise par le bourgmestre en consacrant la liberté de réunion qui figure à l’article 26 de notre constitution.

Commentaire du premier ministre sur X de la décision du Conseil d’Etat

En substance le conseil d’Etat considère que les risques de troubles à l’ordre public évoqué par Emir Kir pour empêcher la tenue de la conférence ne situent pas dans le chef des organisateurs ou des conférenciers mais dans celui des opposants à la conférence.

C’est une première victoire du droit et de la liberté sur les pratiques totalitaires qui gangrènent les processus démocratiques et les mondes médiatique et professionnel du pays. C’est un moment qui fera date dans l’histoire politique en Belgique. Depuis 24 heures, les critiques à l’encontre des pratiques qui découlent du « cordon sanitaire » pleuvent de partout. La presse internationale, des premiers ministres, des députés européens de bords pourtant très éloignés des rangs conservateurs expriment leur réprobation face à un tel muselage des libertés fondamentales.

C’est grâce à cet émoi international et à la notoriété des intervenants de la Natcon que les lignes ont enfin commencé à bouger dans notre pays qui vit dans un climat de chasse aux sorcières anti-conservateur. Celui-ci a été instauré par l’écosystème politique belge qui repose sur le cordon sanitaire et se complait dans un entre-soi malsain qui confine par ailleurs à la médiocrité.

Tatiana Hachimi