Les origines racistes du Parti démocrate

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L’histoire est complexe et non linéaire. Elle est en outre remplie de paradigmes qui transcendent ça et là les événements et leur future lecture historique. Oui, comme le dit l’adage, les vainqueurs écrivent l’histoire. Mais c’est insuffisant. Les vainqueurs de la guerre culturelle la réécrivent à leur sauce également. C’est exactement ce qu’il se passe avec l’histoire du Parti démocrate aux Etats-Unis, l’une des plus vieilles factions politiques du pays avec le Parti républicain. Si les Démocrates se parent actuellement du manteau de pourpre de la vertu antiraciste, ont-ils toujours été des modèles du genre ? Ou posons plutôt la question au présent : sont-ils réellement les champions de la lutte contre le racisme ? Il est commun de lire dans la presse subventionnée européenne que les Républicains, Trump en tête, sont les bigots racistes tandis que les Démocrates sont les vertueux progressistes antiracistes. Est-ce vraiment le cas ?

L’ancêtre de l’actuel Parti démocrate est le Parti républicain-démocrate de Thomas Jefferson et James Madison. Il  s’est constitué entre 1793 et 1798 face au Parti fédéraliste de George Washington et de John Adams. Fruit d’une révolution gagnée en 1776 et au terme de laquelle ils gagneront leur indépendance vis-à-vis de la couronne britannique, les jeunes Etats-Unis n’échapperont pas pour autant à la Révolution Industrielle entamée de manière irréversible entre 1740 et 1760 en Angleterre.

Dans les salons, on parle bien sûr d’abolition de l’esclavage mais le projet est encore embryonnaire et la jeune nation américaine a bien des défis à relever.  Mais l’essor industriel est là. Il se manifestera d’abord dans la partie nord du pays où les Républicains sont dominants, alors que le Sud, sous domination démocrate, reste très agricole, fondé sur le modèle des grands domaines agricoles comparables aux latifundia sous l’Antiquité romaine ou encore aux domaines sous le joug des Junkers, grands propriétaires en Prusse et Allemagne orientale, influents jusqu’à la fin de la République de Weimar en 1933. En soi, il n’y a rien de condamnable ici car toute révolution industrielle s’appuie d’abord sur une révolution agricole. Il faut du grain et des céréales pour nourrir tout le monde. Mais les idées sont en marche : partout dans le monde occidental, un courant abolitionniste gagne du terrain sous l’influence d’un humanisme des Lumières rayonnant. L’Occident est mûr pour cette révolution. Le paradigme transcende la société. Si le Nord industriel embrasse l’idée de l’abolition de l’esclavage, il n’en va pas de même au Sud. Le conflit s’envenime pour dégénérer en guerre civile entre 1861 et 1865.

Toutefois, tout n’est pas blanc-noir. On constate une tendance nettement abolitionniste dans le Nord républicain mais celle-ci est également présente dans le Sud démocrate sous l’impulsion de Démocrates dits modérés. D’ailleurs, c’est exactement cette scission au sein du Parti démocrate qui permettra l’élection du président républicain Abraham Lincoln. La défaite démocrate entraîne la sécession des États et des élus du Sud qui font du démocrate esclavagiste Jefferson Davis leur nouveau président.

Oui, vous lisez bien. Les Démocrates militent pour le maintien de l’esclavage des Noirs, tandis que les Républicains sont en faveur de son abolition. Abolir l’esclavage ne signifie pas se débarrasser du racisme une fois pour toute, c’est entendu. Néanmoins, qui de l’abolitionniste et de l’esclavagiste est le plus raciste ? La réponse est évidente. Le Sud démocrate s’entête dans le racisme esclavagiste primaire tandis que le Nord républicain veut l’émancipation des Noirs et l’abolition de l’esclavage. Le Sud démocrate considère les Noirs comme des marchandises ou du cheptel tandis que le Nord républicain les considère comme des êtres humains et veut en faire des sujets de droit.

Le KKK, branche armée des démocrates

Il faudra beaucoup de courage, jusqu’au péril de sa vie, au président républicain Abraham Lincoln pour mener et gagner cette guerre civile qui laissera une plaie béante dans la nation américaine, ainsi qu’une économie et des infrastructures à reconstruire. Mais, si la guerre civile fut gagnée par l’Union (le Nord) face à la Confédération (le Sud), l’abolition de l’esclavage ne fait pas pour autant des Noirs des sujets de droit à part entière sur le terrain. Il y a toujours inégalité de droit et de traitement selon la couleur de la peau dans les faits. En effet, dans le sud, la colère gronde et l’amère pilule de la défaite ne passe pas. Ainsi, lors d’un beau soir de Noël 1865, une organisation raciste aux trois consonnes occlusives identiques verra le jour : le Ku Klux Klan (KKK), une émanation du Parti Démocrate.

Klansman

L’émergence du Ku Klux Klan, qui manifestait une opposition violente à l’égard des esclaves libérés et des tenants de la Reconstruction, conduisit en 1871 à l’intervention du président républicain Ulysses S. Grant, qui interdit et démantela le groupe. Mais c’était sans compter sur la pugnacité du KKK qui opérera en sous-main, semant la terreur voire la mort ça et là, principalement dans le Sud. En cela, l’organisation occulte tirera profit des infâmes lois Jim Crow, soit une série d’arrêtés et de règlements promulgués généralement dans les États du Sud entre 1876 et … 1965 !

Dispositifs majeurs de la ségrégation raciale aux États-Unis, ces lois distinguaient les citoyens selon leur appartenance raciale et, tout en admettant leur égalité de droit, imposèrent une ségrégation de droit dans tous les lieux et services, notamment la ségrégation dans les écoles et dans la plupart des services publics, y compris les trains et les bus. La ségrégation scolaire fut déclarée inconstitutionnelle par la Cour suprême des États-Unis en 1954 (arrêt Brown v. Board of Education). Les autres Lois Jim Crow furent abolies par le Civil Rights Act de 1964 et le Voting Rights Act de 1965. On a tous en tête l’image de la courageuse Rosa Parks arrêtée par deux policiers en 1955 parce qu’elle refusa de s’asseoir à l’arrière du bus où les places « inférieures » étaient réservées aux Noirs.

Même si ledit Voting Rights Act de 1965 est signé par le président démocrate Lyndon Johnson en présence de Rosa Parks  et Martin Luther King (ce dernier se disait Républicain pour rappel), il ne faut pas se méprendre quant aux intentions de ce « vertueux » président. Lyndon Johnson est raciste, profondément raciste. Il considère les Noirs comme des êtres inférieurs, quasiment débiles et incapables de se gouverner eux-mêmes. Il est contre l’abolition des lois Jim Crow mais il n’a pas le vent en poupe. En bon politicien machiavélique, il comprend que le vent tourne et décide de s’adapter à la situation : « I’ll have those n*ggers voting Democratic for 200 years. » (« Je vais faire en sorte que ces n*gros votent Démocrate pour les 200 prochaines années. »).

Le pragmatisme et franc-parler texans sont  à l’œuvre et c’est ainsi que Lyndon Johnson accouche de son projet de « Beautiful Society » qui accroit l’influence de l’Etat-providence et plonge les minorités ethniques, principalement les Afro-américains, dans l’assistanat social et la dépendance. Avec les idées modernes visant à détruire la famille par la promotion du divorce, du concubinage, de l’amour libre et de l’avortement, on a un cocktail détonant pour générer un environnement particulièrement dysgénique dont la communauté noire ressent encore les effets délétères à ce jour (95% des Noirs incarcérés aux Etats-Unis ont grandi dans des familles monoparentales).

A propos d’avortement… Aux Etats-Unis, nos recherches nous mènent à Margareth Sanger (1879-1966). En bonne eugéniste raciste, elle s’inquiétait de la démographie galopante au sein de la communauté noire. En faisant des petites projections, elle comprit vite que les Blancs se retrouveraient minoritaires en moins d’un siècle. Ainsi lui vint l’idée de fonder l’American Birth Control League pour promouvoir la contraception et ensuite l’avortement. Cette association deviendra par la suite le planning familial (planned parenthood) qui a pratiqué environ 324 000 avortements en 2019. Petit détail croustillant, elle proposa la stérilisation ou l’internement des groupes « dysgéniques » et reçut à son domicile en septembre 1930 le conseiller d’Adolf Hitler en matière raciale, Eugen Fischer. Margareth Sanger était démocrate.

Obama: Jesus was back… Oh wait !

Novembre 2008, le messie est revenu. Barack Obama, petit politicien issu de la ville démocrate la plus corrompue, Chicago, est élu président des Etats-Unis. « Yes, we can ! », « Jesus is back ! », entend-on partout. La communauté noire est aux anges. Le sauveur est là. Un représentant noir (métis en fait) accède enfin à la présidence. Tout va aller mieux, surtout pour les Afro-américains. D’emblée, on lui octroie, sans trop savoir pourquoi, si ce n’est la couleur,  un Nobel de la Paix, ce qui ne l’empêche pas de mettre la Syrie et la Libye à feu et à sang peu de temps après. Au passage, Obama reçoit un véritable plébiscite avec environ 90% des votes au sein de la communauté noire.

Barack Obama

On connaît la suite. En l’espace de deux mandats, Obama poursuit l’agenda globaliste d’appauvrissement des Etats-Unis en laminant les classes moyennes à grands coups de taxes, d’impôts et de réglementations. Très logiquement, les Afro-américains boivent la tasse et  leur taux de chômage s’emballe. Jamais dans l’histoire du pays on n’avait vu autant d’Afro-américains et autres membres issus des minorités ethniques dépendre de l’assistance sociale. L’impression de food stamps (tickets alimentaires distribués par l’Etat, une sorte de soupe collective) explose. Au passage, en bon marxiste culturel et disciple de Saul Alinsky, le community organizer Obama attise les tensions raciales pourtant en voie d’apaisement depuis les émeutes de Los Angeles au début des années 90. On en voit aujourd’hui les effets délétères avec les émeutes suite au meurtre présumé de l’Afro-américain George Floyd par un policier blanc (sous les yeux des ses collègues issus de minorités ethniques, faut-il le dire).

Obama n’était qu’un strapontin ou plutôt un malin qui a saisi une chance unique de vivre confortablement et de se faire un nom en pratiquant l’entertainment permanent. Il a suivi la voix de ses maîtres démocrates – toujours racistes – en servant de caution pour parer à toute critique et en exécutant les basses besognes. Il faut dire que la trahison en valait la peine puisque, à la sortie de la Maison Blanche, les Obama accumulent les contrats d’édition et totalisent plus de 150 millions de dollars en patrimoine à ce jour. Mr. Cool a bluffé tout le monde, du bobo blanc métrosexuel moyen au CEO de multinationale. Tout le monde a marché, sauf peut-être ce qu’on pourrait appeler le « peuple » et un certain magnat de l’immobilier.

Donald Trump

L’élection de Trump est tout sauf une erreur de l’Histoire. C’est un véritable changement de paradigme : la communauté noire a compris la supercherie et s’est décidée à quitter le navire démocrate en plein naufrage postmoderne. Sous l’impulsion de la jeune conservatrice afro-américaine Candace Owens, pour reprendre son expression désormais consacrée, les Afro-américains quittent la « plantation démocratique », piège mental et culturel tendu par les Démocrates sur les cinquante dernières années. Comme l’a demandé Donald Trump en s’adressant à la communauté noire lors de ses nombreux rallyes électoraux : « Qu’avez-vous à perdre (NDLR : à voter pour moi)? Vous avez déjà tout perdu. Vous vous êtes fait laminer par les Démocrates. » Et il avait raison, les Noirs ont les statistiques les plus affolantes en termes de pauvreté, criminalité et manque d’éducation dans les Etats et municipalités sous contrôle démocrate. Il faut néanmoins être honnête : le basculement graduel du vote noir en faveur des Républicains a certainement penché dans la balance mais il n’est pas la cause première de l’élection de Donald Trump en 2016. D’autres facteurs entrent jeu. Cela reste pourtant un élément à prendre en compte. Voyez la suite.

Pour la petite histoire, Candace Owens est issue d’une famille noire démocrate. Elle fit l’objet de violentes attaques verbales racistes qui la plongèrent dans une profonde dépression. Aux termes de l’enquête, il s’avèrera que le meneur des attaques n’était autre que le fils du maire… démocrate ! Candace retournera l’épreuve à son avantage en pratiquant une longue et douloureuse introspection dont elle ressortira vainqueur. En effet, elle en profitera pour s’informer sur les origines racistes du Parti démocrate, le quittera et lancera le mouvement BLEXIT (Black Exit, petit clin d’œil au mouvement BREXIT d’Outre-Atlantique) qui inspirera également d’autres minorités (la sortie des Latino-américains avec le LEXIT mais aussi celle des Juifs américains avec les JEXIT).

L’antiracisme, mutation – socialement désirable – du racisme reste un racisme

Si les minorités ethniques ont été le vote captif des Démocrates pendant plus de 50 ans, notamment motivé par le racisme inhérent aux WASP’s (White Anglo-Saxon Protestants) dans le camp républicain – ne nous voilons pas la face – ceci ne tient pas à une quelconque prise de conscience au sein du Parti démocrate. C’est indubitablement la résultante d’une politique machiavélique de mise sous tutelle  des minorités, comme l’a récemment illustré la sortie hallucinante du candidat Joe Biden, raciste décomplexé, lorsque, lors d’un débat avec un Afro-américain, il lui déclare : « You ain’t black if you don’t vote for me. » (« Vous n’êtes pas noir si vous ne votez pas pour moi. ») Biden s’est excusé depuis mais le mal est fait, ou plutôt les masques tombent : la vieille garde démocrate est toujours raciste. Biden a d’ailleurs hérité du surnom Plantation Joe qui est devenu un hashtag (#PlantationJoe) repris abondamment sur les réseaux sociaux. On notera aussi une sortie récente de l’ex-candidate démocrate Hillary Clinton lors d’une interview menée par une journaliste pourtant pro-démocrate. Confondant deux personnalités noires, Clinton déclare : « They all look alike » (« Ils se ressemblent tous. ») Silence gêné sur le plateau. La communauté afro-américaine appréciera.

L’antiracisme ne constitue au final qu’un stade plus avancé de la mutation continue du virus du racisme. Il est centré sur la race et part donc d’une prémisse raciste. Il consiste à enfermer la minorité ethnique dans une prison mentale tandis qu’il servira d’arme contre toute critique de sa politique dans la lutte pour l’hégémonie culturelle. Brimer les faibles, faire taire les voix dissidentes, régner sans contre-pouvoir. Ca vous rappelle quelqu’un ? Dans le même ordre d’idées, les factions terroristes de type antifas et black blocks, champions de l’antiracisme, ne sont que l’équivalent des chemises brunes (sturmabteilung) du parti nazi. La sémantique a évolué, les polarités se sont inversées, mais la soif de pouvoir reste la même. Allez-vous enfin quitter la plantation démocratique ?

Jules Alove