On connaît le résultat des élections municipales françaises organisées en dépit du bons sens en deux tours douteux au beau milieu de la crise du coronavirus. En raison d’un taux d’absentéisme record (58,4%) et du tapage médiatique pro-réchauffiste, les mairies de nombreuses grandes villes françaises ont viré au vert. Les citoyens doivent donc maintenant faire face à leurs mesures « humanistes » visant à reproduire la jungle en ville. N’optant ni pour la Creuse ni pour le Larzac (parce que dans ces contrées, il faut bosser dur hein…), nos verts urbains sont bien décidés à pourrir l’existence des habitants à grands coups de mesures restrictives frappant les automobiles quand ce n’est pas la négligence de l’espace commun au motif de laisser rejaillir la nature. 

Un tour de cochon

La ville de Rennes n’a pas échappé à la vague verte. Sa maire, Nathalie Appéré, prend d’ailleurs un départ sur les chapeaux de roue et joue un tour de cochon aux amateurs de la Grande Boucle. En effet, elle a tout bonnement refusé que sa ville soit le point de départ du prestigieux Tour de France 2021, un événement cycliste à rayonnement international.

Si l’on peut comprendre que madame Appéré soit un peu réfractaire à l’idée de décaisser 700 000 EUR de deniers municipaux pour financer l’événement, on s’interroge sur les motivations réelles de ce refus, d’autant plus que les verts, chantres de la gauche progressiste, ne sont pas très regardants en règle générale lorsqu’il s’agit de dépenser (ou dilapider plutôt) l’argent d’autrui. Il faut aussi noter que les retombées pour la ville sont colossales en termes d’affluence, de commerce et de publicité.

L’image de la femme vraiment?

Non, le souci de la (kh)maire verte, outre les déchets générés par le Tour, c’est avant tout la dégradation de l’image de la femme. Et là, on en reste pantois parce que les miss qui viennent remettre un bouquet au vainqueur de l’étape sont loin d’être comparables aux potiches vulgaires qui se trémoussent en twirk dans un clip de rap animé par une quelconque « chance pour la France », incapable d’aligner trois mots sans faire une faute ou débiter une grossièreté.  

A son tour, l’écolo Valérie Faucheux, adjointe à la mairie de Rennes, met le grand braquet pour entériner la décision lapidaire. En bonne progressiste, elle estime que c’était une course qui « a eu son temps, mais qui peine à se renouveler ».

De nombreuses personnalités vont réagir dans la foulée de ce refus cinglant et incompris.

Du côté des sportifs, l’immense Bernard Hinault, légendaire figure du Tour avec cinq victoires à son palmarès, organise la contre-attaque et se fend d’un message incisif à la manière du Blaireau (c’est son surnom) : « Elle parle d’événement du passé. C’est peut-être elle qui est du passé. Elle est écologiste, non ? Il faudrait qu’elle regarde ce qu’elle met à ses pieds. Elle pollue peut-être plus la terre que n’importe quelle personne à vélo. Ça me met un peu en colère parce qu’on ne peut pas dire que le cyclisme est quelque chose d’arriéré. Elle ferait mieux de réfléchir avant d’ouvrir sa gueule »

Du côté des politiques, Julien Masson, collaborateur des élus RN au Conseil régional de Bretagne, nous rappelle à raison que la maire n’a pas toujours été aussi regardante quant à l’image de la femme. En effet, en juin 2019, Nathalie Appéré inaugurait le centre culturel islamique At Taqwa dans la même ville de Rennes, prenant la pose en toute décontraction avec des fillettes portant le hijab, résultat sans aucun doute de l’exercice de leur libre-arbitre.  

Déjà en 2019, la journaliste Zineb El Rhazoui avait réagi sur Twitter : « Rennes, ville qui a autorisé le burqini dans les piscines publiques. La mairie a consacré 430 000 € d’argent public à ce lieu où des petites filles portent le voile, en violation totale de l’article 2 de la loi de 1905. Islam religion d’État en France ? »

Outre la dépense des deniers municipaux et l’asymétrie morale dans le traitement de la Loi 1905 (sur la laïcité, c.à.d. la séparation entre l’Eglise et l’Etat), on perçoit aisément que l’action des élus EELV s’inscrit dans un agenda communautariste et progressiste visant à détruire le patrimoine culturel français, notamment le Tour, symbole de la douce France et de ses traditions. Quand ils ne se réjouissent pas des églises en flammes, les verts se plaisent à gommer tout symbole du passé.

A poil sur deux roues

Mais l’étape ne s’arrête pas ici. Il faut passer à la vitesse supérieure. A ce titre, la mairie de Rennes a décidé d’accueillir dans sa ville un “cyclonudista“, une course cycliste pour nudistes, le 13 septembre prochain. En résumé, c’est une bande de dégénérés soixante-huitards et autres dysgéniques qui vont sillonner la ville à poil sur deux roues. L’objectif serait de sensibiliser l’opinion publique sur les conditions de circulation des cyclistes en ville, ainsi que sur la qualité de vie urbaine, et notamment sur la pollution de l’air. C’est aussi un acte politique selon son organisateur Jean-François Feunteun.

Manifestement, chez EELV, on adore détruire les traditions et générer un tabula rasa dans l’espoir de créer des petits hommes verts nouveaux, pétris dans la glaise du postmodernisme. Il faut choquer le bourgeois en affichant la laideur et la paresse au détriment de l’effort surhumain et de l’esthétique.

Ce n’est pas tout. La direction du Tour, apeurée d’être taxée de sexiste, cède maintenant aux oukases de la minorité bruyante puisque les miss seront dorénavant remplacées par un couple mixte à l’arrivée. On imagine déjà le lobby transgenre en embuscade pour exiger l’un des siens (l’une des siennes ?) au pied du podium. Après tout, on a bien eu droit à des “danseurs” LGBT à l’Elysée lors de la fête de la musique en 2018.

Le sprint final

Je me demande si tout ce beau monde, adeptes du centre culturel islamique et cyclonudistes, aura la bonne idée de se retrouver pour une photo souvenir avec la maire de Rennes et sa rutilante équipe à la fin de la course. Qui sait ? Peut-être qu’une fillette de cinq ans portant le hijab viendra remettre le bouquet au vainqueur en tenue d’Eve avec, à la clé, un bisou en présence de Daniel Cohn-Bendit et Jack Lang pour le sprint final.

Finalement, le Grand Départ 2021 aura lieu dans une autre ville bretonne : Brest. Le Tour n’est pas prêt de mettre les voiles (ni le voile), mais la Petite Reine, dans son acception traditionnelle, n’est pas la bienvenue à Rennes jusqu’à nouvel ordre.

Jules Alove