Un billet de L’objecteur Médiatique

C’est l’histoire d’un débarquement, celui d’Américains patriotes qui, par dizaines de millions, déboulent aujourd’hui dans les bureaux de vote dans l’espoir de maintenir leur champion au pouvoir. Sera-ce suffisant ? Nul n’est en ce moment en mesure de le prédire et nul, fût-ce dans le fond des bas fonds démocrates, n’oserait s’aventurer à miser son toit sur une victoire de Biden même si depuis des semaines, les experts, les politologues, les analystes, les scientifiques, les mathématiciens et, bien évidemment, les journalistes du monde entier prédisent le triomphe de Joe.

Faut-il donc que Trump soit à ce point résistant et résilient pour que, comme l’ont fait les boys face aux Schleus en 45, il leur foute une telle trouille qu’ils en soient à quelques heures du verdict réduits à croiser les doigts en implorant, à défaut du ciel, tous les damnés de la Terre ? C’est qu’en dernière minute, une multitude d’Etats-Uniens, fiers de leur nation, de leur drapeau, de leur peuple, de leur liberté, de leurs ressources, de leurs races, de leurs couleurs, de leur religion, de leur Constitution, de leurs armes et de leur culture se sont soudainement réveillés dans la foulée de leur président miraculeusement rétabli de sa Covid pour comprendre que leur sort allait se jouer en une seconde, le temps de déposer leur bulletin dans l’urne.

Ils se sont rendus compte qu’en restant chez eux plutôt que d’aller voter, ils allaient signer leur propre arrêt de mort en confiant les clés du pouvoir non pas à Biden mais à cette extrême gauche, aux antifas, aux communistes, aux féministes décérébrées, aux mouvements minoritaires LGBT et aux enragés du BLM qui attendent patiemment dans l’antichambre de Joe qu’il s’endorme et cède le témoin à Kamala Harris, nouvelle égérie d’une autre Amérique appelée à renier son glorieux passé et à mettre résolument le cap sur un socialisme mortifère, pur et dur condamnant irrémédiablement la classe moyenne à disparaître et, avec elle, l’homme blanc hétéro, nouvel ennemi à abattre par ces folles et ces timbrés de la gauche” progressiste”.

Jamais, sans doute, élection présidentielle n’aura-t-elle été chargée d’un tel enjeu ni d’une telle intensité émotionnelle qui dès le crépuscule, va plonger ce fabuleux pays grand comme un continent dans la nuit la plus longue, et la plus éprouvante de sa jeune histoire, une nuit dont on ne verra probablement pas la fin, les deux camps ayant d’ores et déjà promis de prolonger les débats si, d’aventure, la triche s’invite dans l’envoi, le dépouillement et le décompte des votes.

Accusé pendant 4 ans de tous les maux, Trump l’aura été jusqu’au bout, jusqu’à être blâmé de tout mettre en œuvre, en parfaite légitimité, pour faire valoir ses droits devant la Justice s’il s’avère qu’il y a eu falsification.

God bless Donald,

God bless Melania,

God bless America!

L’Objecteur Médiatique