Aujourd’hui, la France rend un dernier hommage à son professeur sacrifié sur l’autel de la barabrie islamiste à Conflans-Sainte-Honorine en respectant une minute de silence à travers tous les établissement scolaires du pays. La menace terroriste islamiste est au plus haut. Le plan Vigipirate, passe au rouge écarlate synonyme d’ « urgence attentat ». Quant à la société, elle se polarise, et c’est bien normal. Quelle sera la réponse des élus? La lâcheté comme en 1938 pour troquer l’esprit de Noël contre celui de Munich?

Même Bruno Retailleau (LR) pointe du doigt les liens entre terrorisme islamiste et désordre migratoire tandis que Marine Le Pen plaide pour l’adoption d’un arsenal législatif adapté à la guerre qu’il faut mener pour éradiquer l’islamisme. Il n’en fallait pas autant pour que des nombreuses voix s’élèvent avec l’intention de voler au secours du vivre-ensemble, là où elles ont pris la vilaine habitude d’aller pêcher des voix.

Une partie de ces bonnes âmes nous explique que renforcer notre législation face aux actes de guerre auxquels nous sommes confrontés ferait le jeu de leurs auteurs islamistes. Suivant cette logique, les terroristes atteindraient ainsi leur objectif qui consisterait à « diviser » la société… ce fameux séparatisme. Voilà pour le décryptage de la pensée djihadiste par un babtou fragile. Le résultat est  pourtant bien différent lorsque l’on s’éloigne du prisme occidental contemporain.

Du ghetto à la guerre 

Il suffit de se pencher sur notre passé ou de jeter un coup d’oeil actuellement sur ce qui se passe en Afrique (l’opération Barkhane et ses milliers d’hommes déployés au Sahel, ça vous dit quelque chose?)  ou en Asie (les Royingyas en Birmanie, les Ouïgours en Chine, les Talibans en Afghanistan, l’EI en Syrie, Abu Sayyaf aux Philippines…) pour réaliser combien l’islam est mû par un esprit de conquête. Son but n’est pas de séparer ; son but n’est pas détruire la démocratie ; son but est de dominer et de soumettre toute population qui se soustrait à sa vision exclusive de l’organisation politico-religieuse. Il en va de même en lorsqu’il s’implante dans le monde occidental. La preuve par les territoires perdus que sont le 9-3, Luton ou Molenbeek. Et à chaque attentat, à chaque décapitation, cela devient de plus en plus criant. 

Face à cette évidence, la réponse ne peut être que binaire: ne pas nommer la sharia et la subir ou, la refuser et donc la combattre. En tout état de cause, il n’y a rien de réjouissant au programme pour les années à venir. Churchill nous dirait qu’il ne faut pas être grand devin pour comprendre que dans un cas comme dans l’autre, il y aura du sang et des larmes. Mais au moins, comme le clame la députée européenne Virginie Joron, avec la guerre, l’honneur sera sauf. En outre, avec un peu de volonté et de méthode, notre monde, dépositaire de l’esprit des Lumières, dispose encore de chances de remporter cette bataille civilisationnelle.

Si par malheur ce n’était pas le cas, l’humanité sombrerait certainement dans la plus globale et la plus barbare de toutes les guerres avec cette consolation que Darwin se chargera de toute façon du tri. Il ne laissera à terme aucune chance aux platistes, ces parasites qui vivent au crochet d’un monde civilisé qui envoie des satellites autour la Terre sans lesquels ils ne pourraient pas contaminer le monde de leur ignorance. Pour faire l’économie de ces atrocités, il suffit juste de répondre à la multiplication des Pearl Harbor qui nous frappent depuis le 11 septembre 2001. 

La preuve du bien-fondé d’une contre-attaque face aux assauts répétés de l’islam nous est probablement administrée par les officiels turcs qui enjoignent les autorités françaises de faire marche arrière dans leur volonté de reprendre le contrôle des choses sur leur sol. Les Turcs, désormais à l’avant-garde l’islamisation de l’Europe ont besoin de la coopération des élus locaux, ou à tout le moins de leur passivité, pour continuer s’assurer le contrôle de « leur » population sur le sol occidental.

Erdogan, théocrate en Turquie, se voit aussi dans le rôle du « grand frère »-musulman-de tous les territoires perdus qui, sous son leadership sont en passe de muter en envéritables colonies. Si on le laisse faire, demain, ce seront ses garnisons. Evidemment, le réveil des autorités françaises avant cette ultime étape serait très malvenu dans l’agenda de l’islam conquérant porté par les Frères musulmans, Erdogan en tête. 

Merkel, l’Homme de Munich

Pour sauver leur tête, les élus qui ont accepté de déforcer nos institutions en abandonnant des populations allochtones à l’emprise d’islamistes de la trempe d’Erdogan sont prêts à tout. Ils se savent lâchés par leur homologues musulmans et bientôt vilipendés par leur propre population.

Merkel nous offre certainement la meilleure illustration de cette catégorie de mandataires. Après avoir pactisé avec Erdogan, elle réalise avec effroi que ce dernier dispose totalement de son sort. En un claquement de doigts, il peut provoquer des troubles dont elle ne se remettra pas. Parallèlement, sa population autochtone commence à ne plus supporter son degré de passivité, pour ne pas dire de soumission. Elle incarne parfaitement cet esprit Munichois qui déclenche l’ire des Hongrois.

Merkel, c’est le nouvel « Homme de Munich ». Qui pour la suivre? Macron se tâte… Quant à nous, en Belgique, comme d’habitude, nous pouvons nous targuer d’être à l’avant garde pour avoir propulsé Charles Michel, notre “Homme de Marrakech” au sommet des institutions européennes.

Dominique Dumont