Malheureuse Greta Thunberg !  Le confinement planétaire a mis un terme à sa « carrière » construite autour d’apparitions répétées et suivies de manifestations dans lesquelles se retrouvaient naïvement enrôlés des écoliers – dès la maternelle – encadrés par des turbo-écologistes décroissants. Le 15 mars devait être son D-Day. Le Coronavirus est passé par là… Les étudiants, prompts à brosser les cours avaient plébiscité Greta  dans toute l’Europe de l’Ouest. Quant aux élites,  elles y étaient fascinées par cette Pythie prépubère annonciatrice de la fin des temps. Combien nous reste-t-il avant que le monde s’écroule? C’est pas très clair car les estimations varient chez Greta et les siens. A la louche, ça devrait nous laisser entre 20 et 50 ans tout au plus. Et après? Eh bien la planète, c’est fini pardi !

Ça ne plane plus pour Thunberg

Reçue par deux fois au Parlement européen et à la Commission européenne d’Ursula von der Leyen, Greta n’a pourtant pas hésité à dézinguer l’UE et sa politique face aux eurodéputés. Elle s’est même payé le luxe de récidiver à l’ONU! Cela restera son point d’orgue… « How dare you… », « Comment osez-vous gâcher ma jeunesse ? », assénés avec courroux à une assemblée de masochistes désenchantés. Eh oui, faut pas pousser tout de même!

Les meilleurs shows ont une fin. Lassitude ? Perception par nos élites que Greta ne parvient pas à aligner deux phrases sans avoir ses notes sous les yeux ? Probablement, en partie. Les textes rédigés par papa Thunberg ou un de ses remplaçants ne font plus illusion? Voilà Greta subitement devenue inaudible et totalement absente de la presse qui l’avait pourtant consacrée personnalité de l’année. 

En 2019 (c’est pas si loin), le prestigieux TIME magazine avait consacré à Greta une très élogieuse UNE légendée  « Le pouvoir de la Jeunesse » pour sa plus jeune lauréate depuis 1927. Mais relativisons, après tout, Adolf Hitler, Joseph Staline et Ben Laden aussi ont aussi été élus « personnalité de l’année ».  Comme quoi, dans le registre de la tyrannie, l’écologie politique a de belles prédispositions.

Peut-être fragilisée par le changement de direction du vent, l’insupportable gamine – 16 ans quand elle a commencé à nous casser les pieds – aurait été atteinte par le virus star qui lui fait tant d’ombre. Elle a bien tenté de jouer la carte des blouses blanches et de chercher par une belle voltige à relier la lutte contre le réchauffement climatique, pardon le changement climatique, à la crise du COVID-19, mais c’était trop tiré par les tresses. 

Après un long silence radio, voilà que l’adolescente en bouton, cherchant désespérément à renouer avec son public et le succès, se fait photographier vêtue d’un T-shirt antifa  à l’occasion de l’enregistrement d’un single avec un groupe rock en perte de vitesse, « The 1975 ». Sur l’intro de leur dernier album, supposée chaude comme les braises, l’ambiance est plutôt glaçante.  Greta y débite en solo pendant près de cinq longues minutes ses sermons d’un ennui mortel. Derrière, le fond sonore vaguement New Age vous transporterait pour peu sur le divan du premier hypnothérapeute de  bazar ou d’un quelconque “coach en développement personnel” patenté. Ne jeter pas tout de suite le bébé avec l’eau du bain, en cas de trouble du sommeil, ça vaut peut-être la peine de se passer le morceau en boucle. En tout cas, tout le monde n’a pas perdu pas le Nord dans cette histoire de climat car les plus mobilisés par la noble cause trouveront de quoi se déguiser en achetant sur Amazon leur indispensable T-Shirt Antifa-vintage-série-spéciale-Greta pour la modique somme de 19.95$

Pour sa part,  « The 1975 »  qui se définit comme un groupe “engagé socialement” voue une admiration sans borne à la mouvance antifa, entendez l’extrême-gauche hardcore qui voit des fascistes partout (fachophobe? Tiens, ça c’est pas près de rentrer dans le Larousse!). Sans surprise, on le découvre aussi très proche du mouvement Extinction Rebellion (XR pour les intimes, dont notre célébrité nationale, la Princesse Esmeralda de Belgique)  qui le lui rend bien comme l’illustre sur son site la photo du leader, en compagnie de Greta affublée du fameux T-shirt. Voilà donc réunis Greta, les  antifas et XR, élément de la Sorosphère comme le laisse sous-entendre notre confrère Les Echos.

ANTIFA: quand de jeunes bourgeois entendent renverser l’ordre bourgeois 

Le Black Bloc, nébuleuse informelle et protéiforme qui fédère sporadiquement des groupuscules de gauche, est plus connue pour la violence de ses actions que la profondeur de son message. Ce sont eux qui pourrissent systématiquement la fin de toutes les manifestations, qu’il s’agisse du 1er Mai des syndicats ou des actions des Gilets jaunes. Si les Black Blocs constituent le véritable bras armé de l’ultra-gauche, les antifas en constituent l’antichambre qui rameute via les réseaux sociaux les foules largement composées de “fils de bonne famille”, adolescents en révolte – mais pas trop – contre papa-maman, le plus souvent eux-mêmes des bourgeois tendance “gauche caviar”. Ennemis déclarés de la liberté, isolés, et sans cagoule, les antifas ont le plus souvent tout du cuck. Une fois regroupés, ils se muent en casseurs, et de préférence en « casseurs de flics ». Cependant, ne nous y trompons pas car comme le relève Contrepoints, les services de renseignements suédois les considèrent comme une menace de loin plus importante que les djihadistes ou l’extrême-droite.

Tout ce petit monde qui se repaît de la violence qu’il sème est encore à distinguer des hordes de pillards. Ceux-ci n’ont d’autre objectif que de voler du Gucci, du Dior, de la Rolex, du Samsung ou de l’Apple. Toutefois, pour ces révolutionnaires 2.0 d’antifas, ce goût immodéré pour le luxe est tout pardonné tant qu’il conduit à la destruction du patriarcat blanc. En somme, les uns cassent tout pour mieux permettre aux suivants d’aller se servir dans les vitrines. C’est ça leur vision de la justice redistributive!

Nos représentants de la rebellitude entendent donc imposer la révolution par la “violence légitime préventive”. Ceci passe par la destruction des commissariats, l’incendie des véhicules de police, le saccage des vitrines et désormais aussi la destruction des statues… À l’heure où fleurissent des Rage Rooms, pour permettre aux victimes du stress de se défouler, on ne peut que leur recommander d’y prendre un abonnement! 

Très présents dans l’Allemagne paisible d’Angela Merkel, ils y ont généré des scènes de guérilla, notamment les 7 et 8 juillet 2017, lors du G-20 à Hambourg. Malgré la présence des présidents Trump et Poutine, la police allemande s’est avérée incapable d’assurer la sécurité dans la ville, à tel point que Melania Trump s’était même retrouvée assiégée une demi-journée dans la villa au bord de l’eau où avait été logé le couple présidentiel. Là encore on retrouve la  marque des antifas et le climat de terreur nécessaire selon eux au renversement de l’ordre bourgeois. Une honte pour l’Allemagne : à Hambourg, les extrémistes tenaient la rue au moment du G-20…

Donald Trump veut interdire les Antifas : l’ONU s’en mêle 

Pendant les manifestations de protestation contre la mort de George Floyd (provoquée par un policier qui était videur de club, le même que Floyd et où les deux hommes avaient apparemment appris à se détester), Washington a connu plusieurs nuits émaillées de violences inouïes, les pires jamais vécues. La Maison Blanche s’est retrouvée encerclée par des ultras et le bâtiment de sécurité à l’entrée a été incendié. Il y avait probablement plus d’ultras gauchistes que de Black Lives Matter parmi les assaillants. Trump a même dû trouver refuge dans le bunker situé sous la Maison Blanche. On retrouve aussi la mouvance antifa dans l’occupation de sept blocs de la ville de Seattle où ultra-gauche a investi le quartier de Capital Hill (haut lieu de la boboïtude), interdit l’accès à la police et  « fait sécession des Etats Unis d’Amérique », rien de moins! On connaissait le zadisme des champs. Le voilà qui débarque dans les villes…

Image par hoegl0 de Pixabay, mur Antifa

Sanguin, Trump réagit : il va interdire antifa après l’avoir classé comme groupe terroriste. Que les Démocrates américains ne soient pas d’accord avec Trump et défendent (un peu) les antifas, c’est de bonne guerre.  Par contre, que l’ONU s’en mêle, c’est pour le moins inédit! 

La haine de Donald Trump chez les “progressistes” qui ont totalement noyauté l’administration des Nations Unies est si grande que la vénérable institution « exprime sa profonde préoccupation face à une déclaration du Procureur général des Etats-Unis qui définit antifa et d’autres groupes antifascistes comme des terroristes nationaux. Cela porte atteinte aux droits de liberté d’expression et de réunion pacifique aux Etats Unis. » L’ONU marche sur la tête !

Quand le cygne chante en suédois

Greta et antifa, c’est l’alliance de trop. Les manipulateurs de la marionnette Greta ont bien retiré la photo compromettante du site de la gamine, mais le groupe « The 1975 » et XR continuent à la diffuser. Logique, Greta, c’est un label, une caution morale! En tout cas, l’affaire n’est plus entre les mains de Greta depuis que les réseaux sociaux s’en sont emparés.

Greta Thunberg
Photo Sonia Mertens sur Pixabay, Greta aux portes du désert

Mais démonétisée par le Corona, Greta est-elle toujours un rempart efficace pour adoucir l’image de ces extrémistes? Le monde politique traditionnel va-t-il encore suivre longtemps l’adolescente Greta dans sa dérive extrémiste? Les parents des adolescents qui marchaient au lieu d’être à l’école ont-ils vraiment envie de se retrouver avec un clone de Greta à la maison pour discuter antifa à l’heure des repas?

Et puis, de toute façon, puisque la planète est vouée à l’anéantissement d’ici vingt ans, il est très probable que Greta disparaisse bien avant. Il faudra déjà s’assurer qu’elle passe bien le cap de l’hiver 2020. Quand la population réalisera l’ampleur des difficultés du « monde d’après », il n’est pas certain que Greta et ses élucubrations fassent encore recette face à la faim, celle qui tenaillera les gens pour de bon dès cet hiver. Pas sûr que son passage à la chanson soit d’un grand secours pour notre égérie de la “climato-hystérie”…

Pol Quiévy