Génération Identitaire : La dissolution est-elle -vraiment- une solution?

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Génération Identitaire : La dissolution est-elle la solution?
Génération Identitaire : La dissolution est-elle la solution?

Alors que le ministre français de l’Intérieur vient de lancer une procédure visant à dissoudre Génération Identitaire, plutôt que de se contenter de ce que la presse en dit, B-Mag a voulu savoir ce que disent ces « Identitaires » dont parlent tous les médias mais qui ont pourtant rarement l’occasion d’exprimer leur avis. C’est dans ce contexte que nous avons interviewé Jérémie Piano, porte-parole du mouvement. 

B-Mag : Quand avez-vous débuté vos actions, sous quelle forme et avec quelles visées ? 

Jérémie Piano : Génération Identitaire s’est fait connaître en 2012 lors de l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers, durant laquelle nous avons réclamé un referendum sur l’immigration et la construction de mosquées en France. Notre mode d’action est axé sur des opérations d’agitprop dans le droit fil de ce que fait un groupe comme Greenpeace. On nous qualifie d’ailleurs volontiers de « Greenpeace de droite ». Si les méthodes de communication sont similaires dans leur côté spectaculaire comme par exemple le déploiement de banderoles en terrain hostile, elles sont tournées vers la défense des européens face à l’invasion migratoire et ses conséquences, comme l’islamisation, l’insécurité et le racisme anti-blanc : par notre activisme, nous pesons dans le débat politique en le recentrant sur ces thèmes chers aux Français et dont on parle peu.  

B-Mag : Quels sont vos effectifs ? 

Jérémie Piano : Nous pouvons compter sur plus de 3.500 adhérents et nous sommes environs 300 militants pour assurer les campagnes. C’est ce qui nous a permis de devenir un acteur incontournable dans le débat sur l’immigration… un relais de l’opinion publique.  

Thaïs d’Escufon et Jérémie Piano sur le plateau de TV Libertés

B-Mag : Qu’est-ce qui vous distingue d’un groupe comme Pegida qui s’opposait aussi à l’immigration de masse ? 

Jérémie Piano : Pegida est un mouvement né spontanément dans la population, un peu à l’image des Gilets jaunes. Il n’était pas structuré et il a été assez éphémère. Au contraire, Génération Identitaire est une structure bien organisée qui vise l’efficacité et la durabilité.  

B-Mag : Comment interprétez-vous la volonté de dissoudre Génération Identitaire ? 

Jérémie Piano : La première raison qui explique la volonté de dissoudre Génération Identitaire tient à notre popularité. Aujourd’hui, tous les Français nous connaissent et une majorité d’entre eux approuvent nos actions. Les sondages témoignent de l’exaspération toujours grandissante des Français face à l’immigration, alors que ce gouvernement impose sa volonté multiculturaliste jusque dans les campagnes. Jamais nos idées n’ont été aussi partagées par la population et Génération Identitaire en devenant le porte-parole de ce peuple français, est devenu  un opposant trop encombrant pour le gouvernement. Enfin, le gouvernement est accusé d’être trop droitier par la gauche et l’extrême gauche suite à la dissolution des associations islamistes du CCIF et Baraka City. En dissolvant Génération Identitaire, le pouvoir donne des gages à la gauche et aux musulmans. 

B-Mag : Quels soutiens avez-vous déjà reçus ? 

Jérémie Piano : Nous avons lancé une pétition contre la dissolution de Génération Identitaire. Elle a déjà été signée par des personnalités de droite issues d’horizons assez variés. Des journalistes, comme Ivan Rioufol (Le Figaro), André Bercoff (Sud Radio), Arnaud Stephan (LCI), Raphaël Stainville (Valeurs Actuelles) ou Pierre Sautarel (FdeSouche) ; des personnalités politiques dont nombre d’élus du RN, mais pas seulement puisque quelqu’un comme Florian Philippot (Les Patriotes)  l’a aussi signée. Ce qui est plus significatif c’est que non seulement Marine Le Pen, Marion Maréchal et de nombreux députés européens se mobilisent en notre faveur, mais pour la première fois, le RN nous apporte son soutien en tant que parti. Nous pouvons aussi compter sur l’appui de plusieurs avocats comme Gilles-William Goldnadel, qui assurera notre défense, Gabrielle Gave, Thibault Mercier ou Pierre Gentillet.  

B-Mag : Que ferez-vous si la dissolution venait à être prononcée ? 

Jérémie Piano : Si la dissolution est prononcée, notre lutte prendra d’autres formes puisque le problème de l’immigration-invasion n’aura bien évidemment pas disparu. Les combats portés par Génération Identitaire le seront par d’autres, et les Français continueront de montrer  leur mécontentement de façon plus intense encore. Pour l’heure, nous vous invitions à Paris pour participer au rassemblement contre la dissolution de Génération Identitaire ce samedi à 14h sur la place Denfert-Rochereau !