C’est l’histoire d’une nouvelle capitulation face à la tyrannie progressiste transformant peu à peu notre société en bocal de laboratoire puant le formol. Le protocole étant jugé sexiste par les défenseurs des droits des femmes, la direction du Tour de France, capitulant en rase campagne sous la pression du camp du Bien, vient de faire savoir que les hôtesses ne remettront plus les maillots ni n’accorderont plus de bisous aux cracks de la petite reine, question de ne plus heurter la susceptibilité de ces suffragettes ne supportant plus la présence à leurs yeux dégradante d’une accorte demoiselle légèrement vêtue donnant l’accolade aux forçats des cols et aux funambules des sprints.

Eddy Merckx pourra donc longtemps encore se féliciter d’avoir connu une époque que Remco Evenepoel ne vivra jamais, celle d’une Grand Boucle fleurant bon la fantaisie, le charme et la coquetterie. Voilà une… étape de plus sur la route de la connerie humaine qui ne s’arrêtera malheureusement pas en si mauvais chemin.

Après cette dernière conquête, les obnubilées de l’égalité sexiste exigeront bientôt que les dames puissent concourir en même temps que les hommes afin de mettre un terme à cette intolérable discrimination vantant essentiellement pendant un mois les mâles coups de pédales des as de la bécane. Tant qu’à faire, elles noueront un pacte avec leurs amis antiracistes des BLM et formeront un tandem de choc pour revendiquer une représentation paritaire des noir(e)s dans le peloton.

Le débonnaire patron du Tour, Christian Preud’homme n’est pas sorti de l’auberge. Il n’y fait qu’entrer. Quant aux équipes télévisées chargées de couvrir l’événement, elles auront tout intérêt, sous peine de C4, à réviser leurs classiques en évitant les gros plans sur les poitrines trop généreuses ou décolletées des spectatrices. Leurs collègues appelés à couvrir la prochaine coupe du monde de football, eux, ont déjà été drillés de longue date par la FIFA. Dans les tribunes du Qatar, il leur sera juste permis de braquer leurs caméras et de zoomer sur des barbus. Des barbus, encore des barbus, toujours des barbus. Du match d’ouverture à la finale.

L’Objecteur Médiatique