Démission de la commissaire voilée Ihsane Haouach

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Au revoir, Madame le commissaire
Au revoir, Madame le commissaire

Fin de parcours pour Ihsane Haouach. La Libre Belgique vient d’annoncer la démission de l’intéressée.

La Belgique ne semble pas encore tout à fait prête à céder aux coups de butoir de l’islam politique. Les propos inquiétants de Madame Haouach relatifs à sa vision de l’évolution de la Belgique, tant sur le plan du “changement démographique” que sur la place assignée à la religion a provoqué de nombreuses réactions. A en croire l’intéressée, ce serait le torrent de contestations sur les réseaux sociaux qui l’aurait poussée à remettre sa démission. A victim is born…

Finalement, son bras de fer pour imposer le voile, et donc le fait religieux sous la forme d’un islam à la fois radical et politique, aura surtout réussi à mobiliser ses adversaires. Au niveau politique, du Vlaams Belang au CDH, en la personne de Georges Dallemagne, en passant par la N-VA et le MR, les critiques ont fusé.

De Croo imaginait pouvoir s’en sortir avec un simple “carton jaune” en forme de “pas de vague”. Sans grand étonnement, l’Ecolo Sarah Schlitz, secrétaire d’État à l’Égalité des chances, instigatrice de cette nomination déplore le départ de son poulain (de Troie).

In fine, et ce n’est pas vraiment à la gloire de ce gouvernement, on retiendra que la société civile et certains acteurs informels comme L’Observatoire des Fondamentalismes de Bruxelles ou le blogueur Marcel Sel auront porté le sursaut en confrontant les propos de Madame Haouach avec le réel, notamment sur la proximité de l’ex-commissaire avec la mouvance frériste.

Aujourd’hui, nous pouvons certes nous réjouir car la société belge a été capable de rassembler des acteurs issus de champs idéologiques très divers pour réagir face à un ennemi commun et c’est ainsi qu’elle a pu lui infliger une défaite. Mais le problème n’est pour autant pas évacué. Au contraire, il ne fait que commencer et on peut compter sur l’islam politique et ses nombreux soutiens à gauche, en particulier chez Ecolo, pour revenir très prochainement à la charge avec la sempiternelle rengaine victimaire…

Thierry Henrion