Deuxième plus volumineux mécène après Bill & Melinda Gates, George Soros qui a singulièrement investi le champ politique n’entend pas rater la « fenêtre du Covid19 » pour avancer  son agenda. En outre, à 90 ans passés, on peut imaginer qu’il soit pressé de voir les retombées concrètes des 30 $ milliards qu’il a investi dans son entreprise de remodelage global du monde.

Si pour Dupond-Moretti, « plaider, c’est bander ; convaincre, c’est jouir », on n’ose imaginer les sentiments qui traversent Georges Soros quand l’idéologie qu’il finance depuis des décennies finit par exploser dans la rue. C’est que les actions et les milliards du nonagénaire le plus riche de la planète finissent par porter leurs fruits, et désormais de façon tangible. Comme la pomme tendue à Blanche-Neige, leur apparence engageante cache un poison violent.

SOROS: l’OPA sur le monde d’après

Flairant les failles d’un système vacillant, Soros a choisi cet immédiat après-Covid 19 pour réinjecter quelques 220 millions de dollars dans son entreprise de fragmentation de la société qui répond au doux nom d’Open Society, le tout sous couvert de “justice raciale”. Ce n’est pas anodin, surtout à quatre mois des élections présidentielles aux USA. 

L’Open Society n’a jamais fait aucun mystère des sommes astronomiques engagées ces trente dernières années dans toutes les officines du Bien – et accessoirement de l’intersectionnalité – qu’elle soutient à travers le monde, qu’il s’agisse du mouvement LGBTQ+ aux USA, des islamistes rohingyas en Birmanie ou des tenants de Refugees Welcome en Europe.  C’est même à coup de communiqués de presse que cette major de l’associatif droitdel’hommiste livre les objectifs et les performances de son lobbying. Pourtant, malgré autant de transparence, aborder cette question fait de vous un complotiste. Pourquoi?

Tout d’abord, parce qu’avec le réseau que constituent les Open Society Foundations, tout n’est pas vraiment si transparent. Si elles acceptent de livrer noir sur blanc les causes soutenues, elles se montrent nettement plus cachotières concernant le nom des structures chargées d’implémenter le programme Soros sur le terrain. Ainsi, pour établir des liens entre « Sainte-Greta du Climat » et George Soros, ce n’est qu’au terme d’une longue enquête comme celle menée par Valeurs Actuelles qu’on obtient un début de réponse.

Est-ce que le clan Traoré est soutenu par la sorosphère ? En d’autres termes, Soros alimente-t-il les sources de la haine raciale ? Si les preuves formelles manquent, un faisceau d’éléments le laisse penser comme le démontre un article du Courrier des stratèges. Alors quand le milliardaire annonce sur Twitter le 13 juillet dernier qu’il met 220 $millions supplémentaires sur la table pour renforcer le pouvoir des communautés noires, comment ne pas considérer ce signal fort comme un – très – sérieux indice du financement du clan Traoré ?  

Ensuite parce que le détestable Soros a fini par s’attirer de tout aussi détestables ennemis et que ceux-ci n’ont pas hésité à mettre en avant des éléments non pertinents pour démolir le personnage en tapant sous la ceinture. Cette stratégie contre-productive lui donne l’occasion de se faire passer pour une victime, délégitimant du même coup toute critique à son endroit. 

Au contraire, tout ceci ne doit pas nous décourager de chercher dans les faits et dans les chiffres les éléments objectifs qui permettent d’analyser l’impact de la sorosphère sur notre ère post-moderne. En quoi serait-il illégitime de s’interroger sur la passivité de nos contemporains incapables de réagir face aux exigences toujours plus tyranniques de minorités au profil de plus en plus ultra-minoritaire?  Pourquoi faudrait-il s’interdire de chercher à savoir par qui et comment sont financés les activistes de tous ces particularismes, de toutes ces causes nobles… et moins nobles?  Ce type de réflexion, c’est simplement ce qu’on appelait jadis le journalisme. Il faut dire que depuis trente ans que Soros a investi dans la “liberté de la presse”, celle-ci n’a jamais été aussi contingentée. C’est pourquoi aujourd’hui, plus que jamais, il faut rappeler que “journalisme” ne rime pas avec “complotisme”. 

Soros a financé l’Open Society à hauteur de 32 milliards de dollars. Celle-ci a investi en 30 ans plus de 13 $ milliards dans des actions destinées à modifier le terrain juridique sur les questions relatives aux minorités. Elle a financé plus de 50.000 projets dans plus de 120 pays. Pour la seule année 2020, son budget s’élève à 1,2 $milliard. Avec un tel levier, on comprend aisément que Soros soit en mesure de faire la pluie et le beau temps dans les pays pauvres. Mais qu’en est-il chez nous, dans nos pays « pas encore pauvres »? 

Ce parangon de vertu qui prétend défendre les droits de l’Homme a misé sur le chaos afin de faire triompher ses idées, quel qu’en soit le prix. C’est un classique chez les individus qui se fixent pour objectif de sauver l’humanité. Mus par des convictions à ce point absolues, ils ne craignent pas de passer par de solutions absolutistes.

Bruxelles en proie à une fièvre écologiste qui raye à marche forcée des kilomètres de voiries publiques offre une parfaite  illustration du phénomène à un niveau suffisamment local pour être facilement identifiable par la population. L’Open Society provoque le même déclin sur fond de chaos, mais à l’échelle planétaire et dans tous les champs que recouvre l’intersectionnalité. Qu’il s’agisse de genre ou de l’affrontement racial et religieux, le droitdel’hommisme sorosien est de tous les combats. L’entreprise est tellement gigantesque qu’elle en devient paradoxalement imperceptible pour le commun des mortels. Il devient alors encore plus facile de convaincre ce dernier que la pression qu’il ressent pour le conduire à penser comme il ne l’aurait jamais imaginé n’est qu’un fantasme, un sentiment… comme ce fameux sentiment d’insécurité qui fait sourire tout le monde, même à gauche.

En outre, à l’inverse des politiques,  l’Open Society n’est jamais en prise directe avec la population. Elle ne « fait » pas de politique. Elle parasite le jeu politique. Tout d’abord, elle commence par déverser ses milliards pour visibiliser des minorités. Celles-ci, invitées « à -re-prendre leur part du gâteau », gagnent en puissance jusqu’à aiguiser l’appétit de nos élus toujours à l’affût d’un nouvel électorat de niche chez qui chercher une croissance à deux chiffres. Pour performer dans ces terrains initialement politiquement hostiles, nos élus n’hésitent pas à céder sur quelques accommodements, et surtout à engager quelques millions en faveur de leurs nouveaux clients. Ainsi, grâce à la lâcheté de beaucoup de nos élus, après avoir été biberonnées aux milliards de Soros, ces associations parviennent à accéder à toutes sortes de financements publics. Le Graal… Après la vague des divers groupes ethnico-religieux, après la mise en exergue de toutes les obédiences LGBTQI+, la tendance printemps-été 2020 est au #BlackLivesMatter. La saison automne-hiver semble quant à elle déjà surfer sur la vague #Green. Dans ce contexte, qui s’étonne de surprendre l’Open Society à dresser des listes d’élus qui lui sont favorables au sein du Parlement européen comme l’a prouvé un document malencontreusement diffusé sur le net par un consultant un peu distrait ? 

Sans même parler de corruption, la sorosphère représente une sacrée aubaine pour tout élu qui voudrait aller pêcher des voix en terres inconnues ou dans les territoires perdus. Grâce à une véritable armée de diplômés en sciences humaines bien formatés dans des campus universitaires qui cultivent les ferments de la révolution depuis mai 68, la constellation d’institutions liées à l’Open Society produit en masse des travaux et des études qui peuvent servir de boîte à outils pour tout politicien en herbe -ou pas- qui voudrait faire croire à l’existence de son programme. Il suffit pour cela de puiser dans les chiffres, les courbes et les arguments destinés à donner un semblant de cohérence aux exigences minoritaires les plus excessives. Un peu comme la presse qui se borne désormais le plus souvent à faire de la customisation de dépêches d’agence, en politique, on retrouve beaucoup de copier/coller en provenance de tel ou tel think tank ou organisme financé par Soros & sons. Voilà qui allège d’autant le dur labeur de ces élus, qui sinon, se tueraient à la tâche. 

Faire (et défaire) société 

Ensuite, et c’est là qu’on peut parler de système au sens d’un circuit qui s’auto-alimente, une fois que tous ces élus qui ont fait des communautés leur fonds de commerce ont bien pris racine, ils font monter les enchères en arguant du « vivre-ensemble » pour arroser leur communauté. De leur côté, les associations droitsdelhommistes drapées du manteau de la vertu, se chargent d’entretenir le feu qui couve en jouant la carte de la victimisation pour toutes ces minorités. Celles-ci peuvent alors tyranniser la société prise au piège d’une culpabilité qu’on lui aura mise dans le crâne. Le camp du Bien vend du vivre-ensemble enrobé dans de la moraline. Mais à la sortie, c’est de la fragmentation, quand ce n’est pas de l’atomisation, qui en ressort, avec beaucoup de haine. On n’attrape pas des mouches avec du vinaigre. Broken Society, ça sonne tout de suite moins bien qu’Open Society. Ca ne permet pas non plus de se parer de l’aura de Karl Popper, auteur de Open Society and its ennemies, dont se revendique Soros, tout en étant passé à côté du message et en lui donnant le plus sinistre des prolongements. D’ailleurs, si Soros plaît tant aux milieux d’extrême-gauche ce n’est pas pour un quelconque combat en faveur de la liberté ou du libéralisme, mais au contraire pour sa campagne de légitimation du capitalisme de connivence, une version mutante et édulcorée du collectivisme. 

Photo de Rosemary Ketchum provenant de Pexels Gay Pride: Soros n’a pas oublié Homo Festivus dans son programme

Soros,  bankster tombeur de la banque d’Angleterre en 1992 qui se rêvait en bienfaiteur restera dans l’Histoire l’un des pires malfaiteurs de l’humanité. Ce grand argentier du progressisme-relativiste n’est pas loin d’avoir abattu la société occidentale, et par là-même, la liberté, sa valeur – jadis –  cardinale.  Car cette dernière a besoin d’ordre et de sérénité pour s’épanouir. Elle ne résiste pas au chaos. Lorsque Soros s’attaque aux structures fondamentales de notre civilisation vieilles de plusieurs milliers d’années, il entend la désagréger pour mieux la recomposer à sa guise dans un second temps. Ainsi, la promotion des particularismes, qu’ils soient raciaux, religieux ou sexuels agissent comme de puissants ciseaux sociétaux. Avec Soros, il est clairement question de « défaire-société » en liguant les Noirs contre les Blancs, les LGBTQ+ contre les hétéros, les femmes contre les hommes, … Cette dictature des “minorités” ne peut conduire à terme qu’à des conflits à tous les étages. 

Parallèlement, cette fragmentation favorise l’avènement d’une société détachée du territoire. Ainsi, le monde se voit progressivement homogénéisé à travers un réseau de villes-mondes comme l’a parfaitement décrit Eric Zemmour dans Le Suicide français. Ce tableau un peu morne, offre quelques poches de turbo-diversité dans des territoires d’avant-garde : Raqqa et ses islamistes, Palm Springs et son conseil municipal 100% LBTQI+ et Bruxelles qui après avoir porté les djihadistes au pinacle sous l’ère Moureaux se laisse submerger par la déferlante cycliste. Chacun son truc… 

Au-delà des 220 $ millions engagés dans la radicalisation des communautés noires, l’empire Soros pèse suffisamment pour sérieusement endommager l’économie mondiale tout en ayant les moyens de se refaire sur le côté. A un moment où les PIB piquent du nez et à quatre mois des élections américaines (qui pourraient consacrer Donald Trump), la tentation pourrait être grande d’exploiter la crise du Covid 19 pour faire sauter la banque afin de définitivement barrer la route à un véritable ennemi. 

Etendant son influence à des institutions supranationales comme le Parlement européen ou la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) dont elle tente d’orienter les décisions (liantes pour nos Etats), la nébuleuse Soros et son projet de société ouverte – à tous les excès – nous poussent finalement à rejeter en bloc ces institutions infiltrées.

Plutôt que de remettre celles-ci totalement en question, ne serait-il pas préférable de commencer par s’interroger sur l’étendue de leur détournement au profit du projet sorosien? En d’autres termes, si c’est encore possible, n’est-il pas temps de reprendre le contrôle de nos institutions pour les sortir de l’orbite de Soros? Sans complexe et sans la moindre once de complotisme.

Tatiana Hachimi

PS: Ne rêvez pas, Soros a déjà placé sa descendance au Board du réseau de l’Open Society