BRUXELLES, première narco-région d’Europe ?

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BRUXELLES, première narco-région d’Europe ?
BRUXELLES, première narco-région d’Europe ?

Par LadyX

À Saint-Gilles, le bourgmestre PS, Jean Spinette, a offert l’humiliant spectacle d’une autorité suppliante et en déroute. Après trois jours de tirs à la kalachnikov, dont une rafale près d’une pizzeria où des clients se sont couchés au sol, il croise des dealers en rue, police et journalistes à ses côtés et sort cette phrase : « C’est pas possible les gars, il y a la police partout, commencez pas quoi ! » Entre connivence et paternalisme ringard, voilà le cri de détresse d’un édile qui a abandonné sa commune et ses habitants au narcotrafic.

Ce qui gêne le bonhomme, ce n’est pas le trafic, mais sa visibilité. Ce qu’il reproche aux dealers, ce n’est pas de vendre de la drogue mais de verser dans le capitalisme. Larmoyant après avoir consolé des enfants témoins d’une fusillade, il déplore qu’on l’accuse de passivité. Sensible à la réticence médiatisée d’enfants flamands à se rendre à Bruxelles, il n’a eu aucun mot pour ses administrés qui vivent la peur au ventre, chaque nuit, lorsque parlent les armes.

Spinette est le ridicule successeur de Charles Picqué, longtemps bourgmestre de la même commune, père de la pompeuse « politique des grandes villes » et parrain des contrats de sécurité nés de la note « Sécurité du citoyen » adoptée en 1992 sous Louis Tobback. « Contrats de ville », « contrats de quartier », « plans de cohésion », éducateurs, gardiens de la paix, « grands frères », terrains de basket… que de milliards détournés pour être investis dans des quartiers « sensibles » ! L’argent public a entretenu durant des décennies une caste d’amis et une galaxie d’ASBL. Le crime organisé, lui, a trouvé mieux qu’un angle mort : un terreau. Et une police réformée, démantelée, démilitarisée, éclatée en zones. Convertie à la prévention, celle-ci produisait des rapports pendant que les points de deal se multipliaient.

Marseille n’est plus loin. Le procureur Nicolas Bessone, reçu à Bruxelles, a dressé la liste des similitudes : taylorisation du deal, ultra-violence décomplexée, auteurs et victimes de plus en plus jeunes. Si Marseille tue encore davantage, la capitale de l’Europe totalise un record de près de 180 fusillades depuis début 2025. Le Peterbos, à Anderlecht, est devenu le « 17e arrondissement » de Marseille ostensiblement estampillé « 13017 ». Des clans de la Castellane et de la DZ Mafia ont exporté leurs méthodes, leur logistique et leurs kalachnikovs. Avec leur modèle, un hotspot peut rapporter 20 000 à 50 000 € par jour.

Bruxelles n’a pas l’homogénéité de Marseille. La Mocro Maffia, née dans les diasporas marocaines des Pays-Bas, pèse sur Anvers, plaque tournante de la cocaïne, et déborde sur Bruxelles. Les réseaux albanais, révélés par Sky ECC, ont fait de la capitale un épicentre du gros et du blanchiment ; un contrat d’un million d’euros a même été évoqué contre le procureur Julien Moinil. Matonge, quartier congolais d’Ixelles grouille de dealers et le crack se diffuse des galeries jusqu’au métro. Des réseaux tchétchènes, gravitent dans la violence urbaine et les circuits parallèles. Même les Irlandais du clan Kinahan, dont la tête a été arrêté ce mois-ci à Dubai après des années de traque, sont implantés à Anvers et Bruxelles d’où ils gèrent les flux de cocaïne en provenance d’Amérique latine. Rivalités, alliances éphémères, sous-traitance des basses œuvres : le marché s’adapte plus vite que l’État.

Plus d’un demi-siècle de migration a apporté de nouveaux profils, des « familles » dans le paysage, dans le commerce, dans le vote et, pour certaines, dans l’économie de la drogue. L’afflux de sans-papiers et de mineurs étrangers non accompagnés, fournit les petites mains. Le parquet le dit : des mineurs belges ou français déscolarisés et des MENA sont recrutés sur les réseaux sociaux. Deux mille euros pour une balle dans la jambe ; cinq mille pour tuer. L’excuse de minorité et le manque cruel de places en IPPJ ou en centre fermé, n’a pas échappé aux recruteurs qui exploitent avec cynisme ce collier d’immunité.

Est-ce un hasard si la Région a mis plus de six cents jours, après les élections de juin 2024, à se doter d’un gouvernement ? Ce n’est pas le seul fait de l’institutionnel belge. C’est l’indice d’un basculement. La fédération bruxelloise du PS, autour d’Ahmed Laaouej, a cherché une majorité dite « progressiste » incluant la Team Fouad Ahidar, formation accusée d’incarner un islam politique que la mouvance des Frères musulmans irrigue depuis les années 1980 via les mosquées, et les ASBL en capturant un électorat devenu décisif.

Magnette préside encore le parti national ; le PS bruxellois joue désormais sa propre partition, communautariste et autonome. Les relations entre narcotrafic et Frères musulmans sont complexes. Ils se disputent la rue, l’autorité morale et le contrôle social des quartiers. Mais ils se rencontrent dans une même opportunité : l’épuisement des institutions traditionnelles. L’un monétise le territoire. L’autre le politise et le moralise. Tous deux prospèrent quand l’État local négocie au lieu de reprendre le contrôle de la rue et quand l’argent public irrigue des quartiers sans y rétablir le monopole de la violence légitime.

Toutefois, le cas d’un jeune élu PS bruxellois pris en flagrant délit ce mois-ci alors qu’il transportait 100 kg de cannabis tend à prouver l’emprise grandissante du narcotrafic sur la vie politique. Les kalachnikov rythmeront encore longtemps les nuits bruxelloises.

A Bruxelles, le seul pôle de compétitivité que les socialistes auront développé avec l’argent du contribuable, c’est le trafic de stupéfiant. Sans l’immigration, un tel enrichissement était impensable.

Quant à l’insignifiant Spinette, il ne lui reste probablement plus de longs mandats avant de se faire balayer par la vague diversitaire qui s’est emparée du PS bruxellois.

LadyX@LadyXBelgium